• Mon ange gardien, ma prison.

    NDA: Cette musique, c'est juste, Ouah *^*

     Cette nuit là, elle pleurait. Il était près de 23h00 à ce moment là.
    Elle versait goûte à goûte, toutes les larmes de son corps. Elle ne comprenait pas. Elle ne savait pas pourquoi elle pleurait. Serais-ce par ce qu'elle se sentait horriblement seule ? Qu'elle n'avait personne qui aimer ? Pourtant, elle était entourée. Elle avait beaucoup d'amis. Des amis de confiance, en plus. Ce qui devient rare. Et pourtant, sans aucune raison spécifique, elle se dévorait de l'intérieur. Souffrait en silence, mordant son oreiller pour ne pas qu'on l'entende dans le noir. Elle voulait rester seule à ce moment, et pourtant...

    Ne pleure plus.

    Cette voix. Qui était-ce ? Elle semblait à peine inaudible, et pourtant elle l'avait entendu. C'était celle d'un garçon. De son âge, certainement. Pourtant elle était seule, n'est-ce pas ? Entendait-elle des voix ? 

    Je suis là pour toi.

    Elle l'avait encore entendu ! Pourtant, chose étrange, elle ne craignait pas la voix. Elle lui semblait réconfortante, voir apaisante... Mais elle essaya tout de même de percevoir une vague ombre ou autre chose pour savoir d'où pouvait provenir la voix.

    Ne me cherche pas, il ne faut pas.

    Elle eût d'abord peur, puis se dit que cela n'en valait pas la peine. Cette voix semblait protectrice. Pour x raison. Elle décida de fermer les yeux et d'écouter de la musique. Après tout, que faire d'autre ? Appeler ses parents pour lui expliquer qu'elle entendait des voix ? Ils la prendraient pour une folle, mieux ne valait rien dire.

    Ne te demandes-tu pas qui je suis ?
    - Si, je me le demande bien. Qui es-tu ?

    Cette fois, elle avait décidé de parler. Elle avait peur de la suite. Aurait-elle dû se taire ? Ça, elle l'ignorait. Tant pis. Il ne restait qu'à attendre la suite.

    Je ne suis personne.

    Dans la voix, il y renfermait une part de tristesse. Cette voix semblait se sentir seule. Mais elle voulait encore lui parler.

    - Comment ça ? Tout le monde porte son identité. Tu n'as même pas de prénom ? De surnom ?

    Non.

    C'était étrange. Cependant, elle ne savait toujours pas d'où provenait la voix.

    - Je ne te voix pas. Comment arrives-tu à me parler ?

    C'est normal, je suis dans ta tête.
    - Suis-je folle ?
    Non, rassures toi. Je suis bien réel. Du moins, mon âme est bien réel.

    Elle n'y comprenait plus rien. Que devait-elle croire ? A force de pleurer et de se sentir seule, voilà qu'elle s'était fait un ami imaginaire qui lui parlait depuis sa.. Tête ? Devait-elle craindre cette voix ? En avoir peur ?

    Je ne te veux pas de mal, ne t'en fais pas. Justement, je ne veux que ton bien, ton bonheur.
    - Un peu comme mon ange gardien ?
    Oui, en quelque sorte.
    - Tu n'as vraiment pas de prénom ?
    Je ne suis personne comme je te l'ai dit avant. Mais si tu veux, tu peux me donner un nom. Je ne suis pas une force matériel. Je n'ai pas de corps. Je n'ai gardé de mon passé que mon esprit, mon âme.

    Il semblait triste... Elle voulait lui donner un prénom. Un nom. Un surnom. Un identité. Peut-être serait-il plus heureux ? Et, était-il vraiment son ange gardien ? Apparemment, il ne demandait qu'à voir son bonheur s'épanouir. Devait-elle lui faire confiance ?

    - Que dirais-tu de.. Matthieu. Comme ça, je pourrais te surnommer Matt ?
    Ça me va. Si cela te plaît, alors c'est bon.
    - Je suis heureuse que cela te convienne !

    Elle sourit dans l'obscurité de sa chambre. Peut-être qu'elle était folle, mais elle avait l'impression d'être moins seule.

    Tu as souris, c'est bien.
    - Ah oui ? Tu crois ?
    Oui. Tu es plus jolie quand tu souris.

    Sans s'en rendre compte, elle rougis du compliment.

    - Merci Matt.
    De rien Jeanne.
    - Pourquoi es-tu si gentil avec moi ?
    Tu le sais déjà non ? Je suis un peu comme ton ange gardien.
    - Peut-être, mais pourquoi moi, Matt ?

    Elle ne remarqua pas tout de suite qu'il l'avait appelé par son prénom. De sa bouche, cela lui paraissait normal. Elle avait le sentiment de l'avoir toujours connu, pourtant, c'était la première fois qu'elle lui parlait.

    Car c'est toi. Tu sembles si différente des autres. Plus sensible peut-être ? Tu as besoin de quelqu'un pour te protéger.
    - Je sais me défendre seule, tu sais ?
    Je ne te parles pas physiquement, Jeanne. Je sais que tu sais te battre. Je veux dire psychologiquement. Tu es fragile.
    - Donc je suis réellement folle, n'est-ce pas ?
    Non, je suis réel.

    Elle serra son coussin contre elle. Oui. Elle était sans doute folle. Malheureusement.

    Je suis désolé si je t'ai blessé...

    Elle versa une larme. Jamais personne ne lui avait semblé si sincère en s'excusant.

    - Tu ne m'as pas blessé.
    Je n'en suis pas si sûr. Tu sais, je suis dans ta tête. Je peux ressentir ce que tu ressens, savoir ce que tu penses. Je sais même de qui tu es amoureuse.
    - Dans ce cas, comment s'appelle-il ?
    Andrew.

    Au moment où il dit le prénom, son coeur sembla se briser. Du moins c'est ce qu'elle cru ressentir dans sa voix. Il semblait .. Jaloux ? Ou bien n'était-ce qu'une impression ?

    - Alors tu connais jusqu'à mes plus petits secrets.
    Oui. Je te connais par coeur. Tu es blonde aux yeux vert, tu possèdes des tâches de rousseurs que tu déteste, tu complexe sur ta taille...
    - Assez.

    Elle avait parlé calmement, mais durement. Elle ne voulait pas l'entendre en dire d'avantage. C'était impossible, elle ne pouvait le supporter.

    Désolé.

    Voilà que cela faisait la seconde fois qu'il s'excusait. Peut-être était-elle trop dur avec lui ? Il essayait de l'aider et elle, tout ce qu'elle lui faisait, c'était de le peiner.

    - Non. Moi, désolée.
    Tu n'as pas à t'excuser tu sais. C'est moi qui suis allé trop loin et..
    - Je vais me coucher. Bonne nuit.

    Elle s'allongea et mis sa couverture au dessus d'elle. Elle observa l'obscurité de sa chambre une dernière fois, et ferma les yeux.

    Bonne nuit.

    Elle n'était pas totalement endormis, et elle pu sentir un léger souffle tendre dans son coup, ainsi que l'impression que quelqu'un l'enlaçait.

    Saches que je te protégerais. Quoi qu'il arrive.

    Elle sourit une dernière fois, puis s'endormit.

     

    ~ A suivre ~

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    Alors, qu'en pensez vous ? C'est le début de ma fiction qui sera en plusieurs parties. Je ne sais pas vraiment la fin... Mais j'y réfléchie ! Dites moi ce que vous en pensez en commentaire !

     

     


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