• Seule

    Ténèbres.

    Autour de moi, tout l'est. Je suis seule, dans un endroit étrangement calme et sans aucun son. Mais un froid invisible me transperce le corps, me glace jusqu'aux veines de mon cœur, me paralysant.
    Je ne peux plus bouger, je ne peux ouvrir les yeux, une force inconnu m'en empêche et me compresse la tête. L'oxygène ne fait que disparaître de plus en plus de mes poumons, je manquerai bientôt d'air et m'évanouirait sans savoir comment et surtout pourquoi.

    Mais mon corps continu de flotter, il est poussé par une force mystérieuse. Je me trouve au fond de l'océan et le courant m'emporte vers les abysses noires et ténébreuses.
    Vers l'enfer marin.

    Il ne semble y avoir de fond. Etrangement, à cette profondeur de l'océan mon corps aurait déjà dû exploser depuis longtemps, la pression étant bien trop forte pour un corps humain.

    Mais je dérive, je continue ma route, sans savoir où je vais.

    Mais comment suis-je arrivée là ?

    J'ai envie de pleurer. Qui sait si je ne pleure déjà ? Après tout, je ne sentirai même pas les larmes couler sur mes joues, me trouvant déjà sous l'eau.
    Est-ce une sorte de purgatoire ? Je suis donc bel et bien morte, morte seule et sans personne à mes côtés.

    Je me demande combien de temps encore je vais rester ici, dans cet endroit ?
    Dois-je me laisser tomber vers le fond ou tenter de regagner la surface ? Mais à quoi si je suis déjà morte ?

    J'écarte mes bras, de chaque côté de mon corps mes mains commencent à bouger mais sans grand résultat. Ça ne fait que ralentir ma chute libre vers l'ombre. 

    Mais est-ce que la mort ne serait pas la vraie vie ? Et la vie qu'un rêve long que l'ont fait ? Je suis peut-être unique habitante de ce monde et j'ai imaginé tous ces visages, toutes ces histoires. Peut-être que le mal est le bien, et le bien est mal ? Peut-être que la naissance est la mort, et la mort une naissance ?

    Je veux juste pleurer. Me vider de toute cette eau qui a pénétré mon corps. Je veux juste me dessécher. Retrouver une certaine chaleur aussi, le froid est trop pesant.
    Et de la lumière, je veux de la lumière.

    Oh, tiens ? Je ne vois toujours rien, mais pour une autre raison. Ce n'est plus noir mais blanc. Il ne fait plus froid mais très chaud.

    Et entre mes doigts ce n'est plus de l'eau mais du sable. Mais je suis toujours aussi seule, et je voudrai toujours pleurer mais mon corps est cette fois-ci trop sec pour produire de l'eau.

    Lumière.

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